1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 13:53

 

  Voyage de groupe en BIRMANIE du 25 février au 13 mars 2011.

 

Ce voyage a été organisé pour un petit groupe à titre personnel, et non par l’Université.

 

Yangon - Shwedagon« Le lac Inle est un vaste plan d'eau peu profonde, d'un bleu laiteux, serti dans une couronne de montagnes en dents de scie. Les femmes qui rament avec leurs pieds sont d'une grande beauté. Le pêcheur, à la proue de son bateau, se tient en équilibre sur une jambe et enroule l'autre autour de la rame. Le fond du lac étant tapissé d'algues, il doit chercher le poisson-chat en traquant les bulles d'air. Un sentiment de paix m'envahit. Je savais que, non loin de là, à la frontière avec la Thaïlande, les artilleries birmane et thaïlandaise échangent des obus à longueur de journée. Dans les montagnes qui dominent le lac Inle, les tribus séparatistes Chan combattent le gouvernement de Rangoon. Cela n'empêche pas le lac de tout envelopper dans une brume bleutée. A la fin de la journée, le soleil couchant donne au ciel la couleur du jus de bétel. Dans les canaux boueux creusés au milieu des rizières, de petits garçons se promènent à dos de buffles. C'est très amusant d'emmener un buffle au bain. Perché entre ses cornes, on se glisse dans l'eau le long de son museau et on fait une promenade sous-marine, accroché fermement aux oreilles de l'animal. Sur la surface lisse du lac Inle, des tapis de jacinthes d'eau dérivent lentement. La population locale les attache ensemble pour en faire des jardins flottants où se cultivent concombres et tomates. Mais ces potagers sont si légers qu'ils se disloquent facilement, aussi faut-il les ancrer au fond des eaux peu profondes avec de longs piquets de bambou enfoncés dans la vase. C'est cela aussi le Myanmar, une beauté changeante, scintillante et fragile, le cœur percé de pieux acérés. »

Christopher Hope, in Daily Telegraph :

« Myanmar : paradis terrestre ou enfer totalitaire ? » 

Inle - Monastère Shwe yan Pyay-copie-1

Points forts du voyage :

 

Rocher d'or - MatinKyakthyio (Le rocher d’or) : un des sites les plus sacrés du bouddhisme... Véritable poumon spirituel de la Birmanie depuis le XIIIe siècle, le rocher d’Or est le principal lieu de pèlerinage des Birmans, qui le vénèrent depuis des générations. Le rocher est recouvert de milliers de feuilles d'or, symbolisant les offrandes des pèlerins. C'est un cheveu de Bouddha qui, dit-on, le maintiendrait dans l’équilibre instable qui le caractérise. L’atmosphère du site est envoûtante : pagodes se découpant sur le ciel dans un paysage sauvage de montagnes, ambiance de dévotion et de magie, particulièrement à la tombée de la nuit. Tout est prévu pour ces pèlerins : des échoppes permettent un ravitaillement sommaire, des halls accueillent les personnes pour un bref sommeil, des magasins de  « souvenirs » sont même présents et toutes les offrandes, des bâtons d’encens aux offrandes alimentaires en passant par les fleurs, font l’objet d’un commerce lucratif pour les moines…

 

Entre Bago et MoulmeinMOULMEIN possède ce charme suranné des villes portuaires... Moulmein se trouve dans l’Etat Môn, qui est l’un des plus sauvages du pays. On est là au cœur de la Birmanie, loin des routes habituellement empruntées par le tourisme.Véritable Jérusalem birmane, elle est tour à tour bouddhiste, chrétienne, musulmane et hindoue. Ces multiples facettes religieuses sont l’héritage d’anciens échanges commerciaux d’abord avec l’Inde puis avec l’Arabie. Moulmein fut le premier point d'introduction du Bouddhisme en Birmanie dès le IVème siècle. On y trouve donc de très nombreux vestiges religieux. La chaîne de collines qui domine toute la ville regorge, parmi sa végétation luxuriante, de milliers de pagodes. Chaque temple découvert semble être une nouvelle aventure… comme par exemple la pagode de Kyaik Than Lan, que Kipling rendit célèbre dans son livre Sur la route de Mandalay.


Bagan - Dhammayangyi■ Bagan : La plaine de Bagan est l’ensemble historique le plus important d'Asie, s'étendant sur 42 km², avec ses 2200 temples et pagodes à perte de vue. Résumé de l'architecture religieuse birmane, c'est un endroit fabuleux où les édifices religieux de tous les styles se mêlent le long de l'Irrawaddy dans un décor de terres ocre sombre. Il ne faut manquer ni les levers, ni les couchers de soleil, il faut s'attarder dans des pagodes désertes, y prendre son temps... Du Xe siècle à la fin du XIIIe s., les rois de la cité de Bagan, soutenus par les richesses de l’Empire qu’ils avaient fondé, connurent près de 3 siècles de prospérité, de grandeur, de puissance et de rayonnement religieux. Ce ne sont pas moins de 7000 pagodes et temples qui y furent édifiés. Remarquablement conservés, les 2200 pagodes et temples visibles de nos jours permettent de s’immerger tant dans la culture, les légendes que l’iconographie de ce prestigieux empire.

 

horden-cC3-vBRTqdA-hd■ LE MONT POPA est un volcan éteint, connu sous le nom du « Mont Olympe » de Birmanie. Au sud-ouest du volcan, se trouve une ancienne cheminée volcanique sur laquelle fut construit un monastère bouddhiste, le Taung Palat. Des centaines de singes vivent sur ses flancs, accompagnant les pèlerins qui gravissent à pied les 700 marches pour faire leurs dévotions aux 37 Nats (esprits) qui veillent sur les Birmans. Il y a fort longtemps, des milliers d’animaux leur étaient sacrifiés, mais la « bouddhisation » des Nats par le roi Anawrahta mit fin à ces pratiques.

 

Lac Inle (4)■ LE LAC INLE est un lac d'eau douce situé dans les montagnes de l'Etat Shan, dans l'est du pays. C'est le second plus grand lac - d’environ 12 000 ha - et un des plus hauts, à 884 m. Sa profondeur moyenne n'est que de 2,10 m à la saison sèche mais elle peut dépasser 4 m à la saison des pluies. La population (environ 70 000 personnes) est constituée principalement d'Inthas, de Shans, de Taungyo, Pa-O (Taungthu), Danus, Kayah, Danaw mais aussi de Birmans. Ils vivent dans quatre villes au bord du lac, dans de nombreux petits villages sur ses berges et sur le lac lui-même, dans des maisons de bois et de bambou tressé sur pilotis. Ils sont surtout pêcheurs et fermiers. Les transports sur le lac se font par bateau, soit pirogues traditionnelles, avec ce style unique des pêcheurs d'Inle qui rament debout en enroulant une jambe autour d'une pagaie tout en tenant leur piège à poissons en vannerie.

Lac Inle (2)

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