1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 17:19

Première partie :  L’ASIE, MOSAiQUE CULTURELLE.

A- Religions, philosophies et cultures asiatiques.

 1- Le bouddhisme 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bouddhisme

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  ■ Kinkaku-ji - Le pavillon d’or (Kyoto)

132- Le confucianisme.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Confucianisme

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■ Temples de Confucius, à Beijing.

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3- Le taoïsme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tao%C3%AFsme

■ Lao Tseu :

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06■ Un moine taoïste :

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4- Le shintoïsme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Shinto%C3%AFsme

Le torii du sanctuaire Miyajima (Hiroshima)

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  ■ Fushimi Inari Taisha (Kyoto)

09 ■ « Ema » (Tokyo)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ema   

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  ■ Izumo Taisha, le plus vieux sanctuaire du Japon.

14Les « Kami »

20Les kamis s'attachent à des objets sacrés, êtres spirituels, animaux, sources, chutes d'eaux, montagnes sacrées, phénomènes naturels, symboles vénérés. Ils sont réputés favoriser les rapports entre les parents et les enfants et les ancêtres et leurs descendants. Ce sont des esprits célestes ayant des pouvoirs, mais n’étant pas tout-puissants, et aussi des esprits terrestres dispensant des bénédictions ou des sanctions aux gens sur terre.

Les kamis inspirent le plus souvent une crainte respectueuse. On trouve parmi eux des animaux comme le tigre, le serpent ou le loup. L'empereur du Japon lui-même était auparavant considéré comme un kami. Un ministre impérial du IXe siècle est par exemple le kami de la calligraphie. La plus importante divinité est le soleil qui, entre autres vertus, protège contre les invasions. On peut donc dire que le drapeau du Japon est un symbole shintô.

18Il y aurait huit millions de kamis au Japon, qui a pour surnom Shinkoku (« le pays des divinités »). Ce nombre symbolise au Japon l'infini, il y aurait donc en réalité une infinité de kamis, un pour chaque chose qui existe. Car comme dans la religion romaine, avec ses Crepitus et autres Portunus tous les kamis ne sont pas nobles. Parmi les millions de kamis, certains sont humbles : cuisine, lieux d'aisance, sont représentés. Des kamis du peigne, du crachat, des excréments sont répertoriés.

Tout commença grâce au couple divin fondateur, Izanagi et Izanami (cf illustration ci-contre). Issus d'une longue lignée de divinités, ils descendirent de la Voie lactée pour créer les îles du Japon. Ils eurent de nombreux enfants, tous des kamis : de l'eau, du vent, des arbres, des rivières, des montagnes, etc. Izanami mourut en enfantant le dieu du Feu. Izanagi assassina ce dieu et rejoignit son épouse aux enfers. Izanami, furieuse, le fit chasser : Izanagi ne réussit à survivre qu'en jetant derrière lui différents objets (peignes, pêches, grosse pierre), destinés à entraver la course de ses poursuivants.

Le couple, désormais séparé, divisa les rôles : à elle le pouvoir de tuer chaque jour 1 000 êtres humains ; à lui, celui d'en faire naitre 1 500. C'est en se purifiant de son séjour aux enfers qu'Izanagi donna la vie à d'autres divinités dont trois principales : de son œil gauche apparut Amaterasu, déesse du Soleil ; de son œil droit, Tsukuyomi, dieu de la Lune ; de son nez, Susanoo, dieu de la Tempête.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Amaterasu

Le temple de Zojo-ji (Tokyo où l’on  trouve de nombreuses statues de Jizo sont appelés « mizuko jizo », ce qui veut dire « Dieu gardien de l'âme des enfants décédés ».

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23http://en.wikipedia.org/wiki/Z%C5%8Dj%C5%8D-ji

5- Le Shugendo

http://fr.wikipedia.org/wiki/Shugend%C5%8D

En-no-Gyôja, fondateur du Shugendo.

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6- L’islam.

 ■ L’islam dans le monde.

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  ■ Malaisie : mosquées à Penang et Kuala Lumpur.

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  ■ Inde : mosquée Hadji Ali de Mumbai (Bombay)

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7- Le christianisme

■ Le christianisme dans le monde.

152■ Une église catholique à Kobe (Japon).

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B- L’exemple indien : laicité et diversite

Hindouisme, islam, christianisme, bouddhisme, sikhisme, jaïnisme, judaïsme et zoroastrisme : je vous renvoie à une conférence consacrée entièrement, l’année dernière, aux religions indiennes : Conférence n°3

 

***

Deuxième partie :

PEUT-ON PARLER D’UNE « CIVILISATION ASIATIQUE » ?

A- Chine et Japon : des traits communs de civilisation ?

 1- Exemples de pratiques culturelles spécifiquement japonaises, non empruntées à la Chine.

Le sumô.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sumo

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Le Nô.

59Le théâtre nô est un des styles traditionnels de théâtre japonais venant d'une conception religieuse et aristocratique de la vie. Le nô allie des chroniques en vers à des pantomimes dansées. Arborant des costumes somptueux et des masques spécifiques (il y a 138 masques différents), les acteurs jouent essentiellement pour les shôguns et les samouraïs. Le théâtre nô est composé de drames lyriques des XIVe et XVe siècles , au jeu dépouillé et codifié. Ces acteurs sont accompagnés par un petit orchestre et un chœur. Leur gestuelle est stylisée autant que la parole qui semble chantée. La gestuelle est entrecoupée par les fameux miiye qu'ont représenté les graveurs d'acteurs japonais. Ce sont des arrêts prolongés dans le temps du geste et de la mimique afin d'en accroître l'intensité.

Constitué fin XIIIe siècle au Japon, le nô est une forme théâtrale unissant deux traditions : les pantomimes dansées et les chroniques versifiées récitées par des bonzes errants. Le drame, dont le protagoniste est couvert d'un masque, était joué les jours de fête dans les sanctuaires. Ses acteurs, protégés par les daimyos et les shoguns, se transmettent depuis lors de père en fils les secrets de leur art. Le nô a évolué de diverses manières dans l'art populaire et aristocratique. Il formera aussi la base d'autres formes dramatiques comme le kabuki. Après que Zeami a fixé les règles du nô, le répertoire s'est figé vers la fin du XVIe  siècle et nous demeure encore intact. Le nô est unique dans son charme subtil (yūgen) et son utilisation de masques distinctifs. Lorsqu'ils mettent le masque, les acteurs quittent symboliquement leur personnalité propre pour interpréter les personnages qu'ils vont incarner. Au lieu de narrer une intrigue compliquée, le théâtre nô, hautement stylisé et simplifié, développe donc une simple émotion ou une atmosphère. Fonctionnant sur le même mode que les autocaricatures, la théâtralité permet de passer à une autre interprétation de soi.

Le nô fut une des premières formes d'art dramatique à être inscrite en 2008 (originellement proclamé en 2001) sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO, étant un des types de théâtre du nōgaku, conjointement au kyōgen.

http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%B4 

■ Le Kabuki, théâtre d’acteurs.

60Le kabuki est la forme épique du théâtre japonais traditionnel. Centré sur un jeu d'acteur à la fois spectaculaire et codifié, il se distingue par le maquillage élaboré des acteurs et l'abondance de dispositifs scéniques destinés à souligner les paroxysmes et les retournements de la pièce.

Les trois idéogrammes du mot signifient : chant, danse et habileté technique. Il s'agit vraisemblablement d'ateji (caractères utilisés pour leur seule valeur phonétique), et il semble qu'il s'agisse de la forme ancienne du verbe katamuku à l'époque kabuku, désignant ce qui était peu orthodoxe, en référence à une forme de théâtre considérée à l'époque comme d'avant-garde.

Suite de l’article : http://fr.wikipedia.org/wiki/Kabuki 

 

Le Bunraku, théâtre de poupées.

63Le bunraku est un type de théâtre japonais datant du XVIIe siècle. Les personnages y sont représentés par des marionnettes de grande taille, manipulées à vue.

Tradition théâtrale plus particulièrement originaire de la région d'Ōsaka, le bunraku est interprété par un seul récitant qui chante tous les rôles, et trois manipulateurs pour chaque marionnette. Les marionnettistes sont visibles par le public et utilisent soit la gestuelle furi, plutôt réaliste, soit la gestuelle kata, empreinte de stylisation, selon l'émotion recherchée.

Les manipulateurs respectent une hiérarchie réglée en fonction de leur degré de connaissance dans l'art du bunraku. Ainsi le plus expérimenté (au moins vingt ans de métier) manipule la tête et le bras droit, le second le bras gauche et le dernier (le novice) les pieds. Pour pouvoir être manipulée, la marionnette possède ce qu'on appelle des contrôles ou baguettes sur ces différentes parties.

Afin de manipuler plus aisément la marionnette, les manipulateurs se déplacent en position de kathakali, jambes à demi fléchies. Ils doivent ainsi faire beaucoup d'exercices physiques et d'assouplissement afin d'être les plus agiles possible.

Suite de l’article : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bunraku

Le bain.

Les origines du bain japonais.

65Le bain est une des rares pratiques japonaises qui ne viennent pas de Chine, mais qui aurait son origine dans un rituel de purification par l'eau en relation avec le culte Shinto : avant d'entrer dans un temple, il convient de se purifier. Le bain serait donc une pratique à associer à l'usage du sel, dont on dispose des petits tas devant les maisons ou les magasins également à des fins de purification.

Avant l'avènement des bains publics, les temples shinto furent ainsi les premiers endroits où les gens du peuples pouvaient se baigner. Il y avait deux sorte de bains: "yu" (littéralement l'eau chaude), le bain d'eau chaude et "furo" le bain de vapeur. Ces bains se trouvaient typiquement dans un bâtiment spécial dans la cour d'un temple, non loin d'un puits. Dans une première pièce, l'eau était chauffée dans une énorme marmite au dessus d'un foyer. La vapeur qui en résultait était conduite par un tuyau de bambou dans une deuxième pièce, la "yu-ya", ou se trouvait également une grande cuve en bois ou en pierre, qui remplie d'eau chaude servait de bain.

66Les premiers bains publics sont apparus dès le VIIIe siècle (période de Heian). Contrairement aux bains du temple, où l'on rentrait habillés d'un yukata blanc et où régnait le silence, les bains publics autorisent la nudité et le bavardage. Ces bains étaient alors appelé "machiyu", littéralement l'eau chaude de la ville.

Mais c'est surtout pendant la période Edo (début du XVIIe - milieu du XIXe), marquée par le développement des villes, que le bain devint véritablement un lieu de détente et de plaisirs et que le nombre d'établissements de bains publics (sento) se multiplia. Concurrence oblige, les sento multiplièrent les services, ceux-ci allant de la restauration dans des salles de repos, à ceux moins innocents de laveurs (pour les femmes) et de laveuses (pour les hommes). Cette évolution en fit de véritables centres de la vie sociale.

Le développement de la pratique du bain a d'autre part été favorisé par une attitude de tout temps libérale vis à vis de la nudité, notamment dans les couches basses de la population japonaise. Cette attitude était fondamentalement différente de la pudibonderie qui prévalait en occident, où, à partir du moyen âge, la nudité était condamnée par la religion chrétienne. C'est d'ailleurs avec l'arrivée des occidentaux à la fin du XIXe siècle qu'apparut la séparation des sexes dans les bains publics japonais.

Aujourd'hui, le nombre de sento décline régulièrement. Outre la concurrence de la salle de bain privée qui s'est banalisée dans les appartements, ces établissements ferment du fait de l'augmentation de leurs coûts et des investissements qui seraient nécessaires à leur rénovation.

La popularité des onsen.

160Contrairement aux sento, les bains de sources chaudes naturelles ("onsen") sont toujours très populaires. Pays volcanique, le japon compte environ 2000 stations thermales, notamment à Hokkaido, dans le Nord de Honshu, les Alpes, la région du Mont Fuji, la presqu'ile d'Izu et Kyushu, dont le cadre est souvent spectaculaire (paysage montagneux, gorge, bord de mer...).

Les onsen avaient également à l'origine un caractère sacré. Du fait de leur valeurs curatives ils ont longtemps été vus comme des manifestations des "kamis" (dieux shinto), et sont au centre de nombreuses légendes.

L'eau des onsen étant d'origine volcanique, elle est riche en minéraux, notamment en souffre, qui outre les différentes vertus thérapeutiques qui lui sont attribuées, donne au bain une odeur très particulière, et ce d'autant plus si celui-ci est en bois. Le bain s'ouvre normalement sur un jardin ou un paysage, ce qui ajoute encore au plaisir des sens et au sentiment d'harmonie...

161Ces bains se trouvant souvent au sein de Ryokan (auberges traditionnelles japonaises), les onsen sont aujourd'hui devenus des destinations favorites de week-ends en famille, entre amis ou entre collègues de travail, favorisées par un marketing assez agressif : il n'est pas un train ou un métro qui n'affiche une photo idyllique de onsen, avec quelques jeunes filles plongées dans un bain sur fond de nature... Il existe également de nombreux livres, revues spécialisées et sites Internet, permettant de choisir onsen et ryokan en toute connaissance de cause (avec photos et descriptions détaillées du bain, des plats du diner et des chambres).

De même que dans les sento on retrouve voisins et amis du quartier, les onsen ont donc une dimension sociale. Et la nudité engendrant une certaine complicité, le bain pris en commun renforce les liens...

Installations et accessoires pour le bain.

162Une installation de bain, qu'elle soit privée ou publique, comporte 2 zones distinctes: une zone sèche, où l'on s'habille et se déshabille (et qui comprend éventuellement des lavabos), et une zone humide, qui outre la baignoire, comprend un espace avec une évacuation d'eau permettant de se doucher en dehors du bain. L'étiquette veut en effet que l'on ne rentre dans le bain qu'une fois lavé, le même bain devant servir à plusieurs personnes !

Les baignoires japonaises ont évolué d'une forme en tonneau, vers une forme rectangulaire. Ce qui les caractérise néanmoins par rapport aux modèles occidentaux est leur profondeur, puisqu'elle doivent permettre de se plonger dans l'eau jusqu'au cou. Une autre caractéristique du bain japonais est la température très élevée de l'eau... "Atsui" !

Même si le plastique envahit de plus en plus les salles de bains japonaises, les baignoires traditionnelles restent en bois, le plus souvent du "hinoki" (sorte de cèdre) ou du "sugi" (cryptomère). L'odeur de ces bois, très caractéristique, leur couleur douce et chaude, leur toucher presque sensuel au contact de l'eau contribuent à la détente et à l'éveil des sens. Ces baignoires ont également la particularité d'être construites sans la moindre vis.

On trouve encore de telles baignoires en bois dans certains vieux onsen de campagne, ou dans des ryokan haut de gamme. Mais malheureusement, les bains sont le plus souvent en pierre ou en carrelages, surtout dans les Sento.

Un certain nombre d'accessoires ("Furo-oke") sont également utilisés:

- Le "koshikake" est un petit siège sur lequel on s'accroupit confortablement pour se laver et se rincer avant de rentrer dans le bain.

- Le "sunoko" est le nom caillebotis que l'on trouve parfois à coté du bain et sur lequel on se lave.

- Le "maru-ko-oke" est une cuvette utilisée pour se laver (et dans lequel on trempe l'inévitable petite serviette blanche...).

- Le "te-oke" est une cuvette profonde avec un manche qui sert à prélever dans le bain l'eau nécessaire à ses ablutions.

http://www.japonismus.com/art-bain-japon.html

2- Apports et acculturations.

Les arts martiaux.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Arts_martiaux_japonais

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Un samouraï à l’époque des Tokugawa.

67■ La cérémonie du thé.

69Il semble que la cérémonie du thé au Japon ait d’abord été un dada des moines bouddhistes zen. Cette cérémonie appelée Chanoyu consistait à préparer le thé vert, produit alors à partir d’une poudre verte (matcha), laquelle était fort précieuse puisqu’elle servait également à des fins curatives. Les moines faisaient de ce moment particulier une sorte de rituel qui incitait au calme et à la méditation. Ce rite aboutit finalement à la cour de l’empereur où il fut raffiné à l’excès par un Maître du thé. La cérémonie atteignit dès lors des sommets de perfection et devint une tradition incontournable au cœur des coutumes japonaises.

Selon un ordre prescrit et rigoureux, le Maître du thé doit procéder à la préparation de la pièce destinée à recevoir les hôtes. Il purifiera à l’aide de linges de soie le service qui contiendra le thé, chauffera l’eau à une température précise, versera l’eau sur la mixture et fera naître dans chaque bol, avec un fouet de bambou, une mousse délicate à la surface du thé et présentera une part égale du breuvage à chacun des invités avec respect et humilité. L’invité devra s’acquitter de sa tâche en buvant le thé avec humilité 70et respect à son tour et rendre le bol dans la même position qu’on lui aura remit. Il semble même que, selon certaines écoles, l’invité doive, à la dernière gorgée, incliner la tête vers l'arrière et exécuter une sorte de plainte gutturale pour manifester son appréciation de la dégustation. Souvent, à la fin de la cérémonie, le Maître du thé présente les instruments qu’il a utilisé pour préparer le rituel et indique, par la même l’occasion, le nom des artisans qui les ont fabriqués. La cérémonie du thé se déroule normalement dans une modeste maisonnette (cha-shitu) et elle peut se prolonger de 45 minutes jusqu’à plusieurs heures.

Il est important de bien comprendre que si la cérémonie du thé varie en raison de plusieurs facteurs dans sa célébration (situation géographique du pavillon de thé, nombre d’invités, l’école de laquelle se revendique le maître de thé, etc.), son caractère spirituel, en revanche, reste immuable. Lors de la cérémonie du thé, on célèbre l’harmonie, le respect, la pureté et la tranquillité d’esprit.

71http://www.le-japon.com/the.html

■ Les jardins.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jardin_japonais

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Bibliographie sur les jardins.

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- Trois Pierres Cinq Fleurs : petit traité du jardin japonais, traduit du jap. par Bertrand Petit, calligraphies de Keiko Yokoyama, coll. "Pollen", Editions Alternatives, nov.2007, 64 p.

 

- Jardins de Chine et du Japon : conception et organisation de l'espace ; Ed Stock, Coll. Actualité des Arts Plastiques, 2000.

 

B- Les vestiges de la colonisation

■ Les empires coloniaux.

79■ Architecture européenne :

Manille (Philippines)

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Hanoi (Vietnam) :

82

Calcutta (Inde) :

83Yangon (Myanmar) :

85

Macao (Chine) :

86

Pondichery (Inde) :

170

La diaspora indienne.

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■ La diaspora chinoise.

91■ La communauté chinoise de Malaisie : 30% de la population.

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■ « Les chinois en Thaïlande, un modèle d’accommodement raisonnable ». Par Pierre Fiola, juillet 2008. 

 En Thaïlande, près de 80% des capitaux sur le marché appartiennent à des nationaux d’origine chinoise malgré le fait que ceux-ci ne forment pas 10% de la population. Pourtant, ils ne sont pas perçus comme envahissants, ni dérangeants, et encore moins comme des voleurs d’emplois.

L’ethnologue Bernard Formoso mentionne 3 facteurs qui ont contribué à l’essor de la communauté chinoise en Thaïlande : « Une stabilité politique et une croissance économique durables qui ont limité les poussées xénophobes à de courtes périodes historiques; l’esprit de tolérance que prêche le bouddhisme; enfin, l’intérêt très mesuré des Thaïs pour les activités capitalistes, qui, là encore, renvoie à l’emprise du bouddhisme sur les mentalités ». Il existe un autre exemple de l’acceptation de la communauté chinoise par les Thaï. En 1992, le Premier ministre élu  était Chuan Leekpai, un sino-thaï. En 1995,  Banharn Silapa-archa, un autre sino-thaï. En 2001, ce fut au tour du sino-thaï Thaksin Shinawatra d’être élu par la population.  Et depuis janvier 2008, c’est Samak Sundaravej, un autre thaïlandais d’origine chinoise qui est Premier ministre.

94Les Chinois ont commencé à émigrer au Siam dès le XIIIe siècle.  Le Siam, contrairement à la Chine, était sous-peuplé ; l’accueil fait par les Siamois fut donc favorable. Le mouvement d’immigration chinoise augmenta avec le temps et avec le développement des meilleurs moyens de transport.  En 1821, un diplomate britannique nommé John Crawford mentionne dans son journal que :

« La plupart des Chinois au Siam émigrèrent des côtes du Kwang Tung et du Fukien sans emmener de femmes et se marièrent par la suite avec des Siamoises.  Certains se convertirent au Bouddhisme en s’adaptant à la vie siamoise.  Mais ils portaient encore leur costume national  ».

En 1907, le Roi Rama IV demanda à ses compatriotes de ne plus considérer les descendants chinois comme des étrangers, mais comme des citoyens à part entière. Trente ans plus tard, le ministre des Affaires étrangères parle avec fierté de l’accueil de la population siamoise aux étrangers :

« C’est ainsi que les étrangers qui résident au Siam ont toujours bénéficié d’une égale protection et d’un égal traitement de la part des autorités locales ».

Mais cette belle ouverture sur les autres cultures, et entre autres sur les sino-thaïs, tirait à sa fin.  En 1938, les ultranationalistes prennent le pouvoir.  On interdit 27 métiers aux étrangers.  Les journaux mandarins sont interdits.  On ferme les écoles chinoises.  On réduit l’immigration : de 10 000 autorisations d’entrée en 1947, on passe à 200 en 1949.

Ces politiques poussent les descendants chinois à s’adapter à la nouvelle situation.  Plusieurs adoptèrent pour la nationalité et un patronyme thaïlandais.  Les entrepreneurs firent entrer des militaires et des chefs de police dans leurs conseils d’administration.

Toutefois, ce changement d’attitude envers les sino-thaïs se faisait sentir principalement parmi l’élite au pouvoir et dans ses politiques.  La population thaïlandaise a toujours conservé un esprit ouvert et accueillant.  « La xénophobie des ultranationalistes, dont beaucoup étaient des métis sino-thaïs assimilés, trouva peu d’écho au sein de la population ».  Comme les politiques xénophobes du gouvernement n’avaient pas d’assises solides dans la population, le gouvernement détourne tranquillement son attention de la « problématique chinoise » pour concentrer son attention ailleurs.

Lors de la crise de 1997, les Chinois ont passé le test de la loyauté, nombreux sont ceux qui ont soutenu l’État et offert « de l’or et des devises étrangères pour soutenir la monnaie nationale  ».

http://asiesudest.wordpress.com/2008/07/07/les-chinois-en-thailande-un-modele-daccommodement-raisonnable/

« La présence chinoise en Thaïlande inquiète les commerçants », par Mélaine Brou, janvier 2011.

93

« L’ouverture prochaine d’un centre commercial géant destiné à la vente de produits de fabrication chinoise inquiète les commerçants thaïlandais, qui redoutent une concurrence accrue des importations en provenance de Chine sur leur marché.

Le China City Complex, dont la construction débutera en mars prochain, est un gigantesque centre consacré à la vente et à l’échange de produits chinois à travers la Thaïlande et les pays de l’ASEAN. Construit par l’entreprise chinoise Ashima Group, ce centre abritera le Thai-China International Products City, un complexe commercial s’étendant sur deux millions de mètres carré, destiné à la vente de produits de fabrication chinoise.

Installé sur la route très fréquentée Bang Na-Trat dans la proche banlieue de Bangkok, l’ouverture en octobre prochain de cet établissement dédié aux produits chinois inquiète les commerçants thaïlandais qui pensent se faire voler le marché local par la Chine.

Manapol Poosomboon, vice-président de la Federation of  Thai Industries, a déclaré que « les fabricants chinois ont une échelle de production beaucoup plus importante et des coûts par unités moins élevés que les petites entreprises thaïlandaises. J’ai peur que des produits moins chers de Chine soient importés légalement en Thaïlande une fois le centre de Bang Na ouvert, avec les vendeurs chinois. Actuellement, les importations chinoises sont gérées par les commerçants thaïlandais. Cela va certainement permettre aux Chinois d’acquérir une part importante du marché local ».

Les commerçants thaïlandais redoutent la concurrence des produits chinois.

Déjà touchés par l’implantation de grandes franchises étrangères, comme Tesco Lotus ou l’ancien Carrefour, les commerçants thaïlandais redoutent que les prix attractifs des produits chinois ne monopolisent l’attention des acheteurs locaux, et ce au prix d’une qualité pas toujours contrôlée. « De nombreux acheteurs vont se détourner des centres commerciaux locaux comme Platinum, Sampheng ou Baiyoke, et préféreront aller au nouveau complexe pour trouver les bonnes affaires, et cela risque d’affecter et tuer les grossistes thaïlandais », a déploré Jirabool Vittayasing, secrétaire général de Thai Lifestyle Products Federation. Malgré la grogne des commerçants, les relations commerciales entre la Thaïlande et la Chine ne cessent de s’étendre, le Pays du Milieu ayant investi plus de trois milliards de dollars américains en Thailande au cours de ces cinq dernières années. Le China City Complex a coûté près de 45 milliards de bahts et entraînera la création de 70 000 nouveaux emplois ».

http://thailande-fr.com/asean/8800-presence-chinoise-thailande-inquiete-commercants

C- Diversité linguistique.

On peut distinguer 5 systèmes d'écriture en Asie :

1) les idéogrammes chinois et japonais (Chine, Taiwan, Japon)

Chine :

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Japon :

96 2) l'écriture alphabétique d'origine indienne (Inde, Thaïlande, Laos, Cambodge)

Inde :

97

Thaïlande :

98

Laos :

99Cambodge :

100

3) l'écriture romanisée venue d'Europe (Vietnam, Malaisie, Indonésie, Philippines)

Vietnam :

101 4)  l'écriture birmane

102

  5)  l'écriture arabe utilisée dans les écoles coraniques de Malaisie et d'Indonésie, et chez les minorités Ouighoures de CHINE.

104■ Diversité linguistique en Inde.

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108

D- Asie et occident : des systèmes de pensée opposés.

■ Le Japon.

109■ Voici quelques illustrations tirées de l’excellent ouvrage de Yang Liu, publié en Allemagne sous le titre « Ost trifft West » (L’Est rencontre l’ouest).

Moi :

111

Opinion :

112Mode de vie :

113

Gestion des problèmes : 

114

Colère :

115

Contacts : 

116

Le chef :

117

Fête :

118

L’enfant : 

119

Les personnes âgées : 

120

Le temps : 

121

Les transports : 122La file d’attente :

123

Ponctualité :

124

Les rues le dimanche :

126

Au restaurant :

128

Idéal de beauté : 

129

En voyage :

130

 

Pour retrouver l'intégralité du livre :

http://ebookbrowse.com/yang-liu-ost-trifft-west-pdf-d41467694

 

 

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