29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 10:30

Le Monde, 29 décembre 2012.

1561992 3 f719 la-dissidente-birmane-pose-avec-le-president« Semaine après semaine, la Birmanie donne de nouveaux signes tangibles de sa volonté d'ouverture. Après la libération de l'opposante Aung San Suu Kyi, l'an dernier, la dissolution de la junte en mars, la signature d'un cessez-le-feu avec l'un des principaux groupes armés des minorités ethniques le 12 décembre, ou encore la visite historique de la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, au début du mois, le régime birman a annoncé jeudi 29 décembre de nouvelles libérations de prisonniers politiques.

Ces libérations, réclamées par la communauté internationale, pourraient intervenir le 4 janvier et le 12 février, a indiqué jeudi un responsable de la chambre basse du Parlement. "Selon le ministre [Aung Min], d'autres prisonniers de conscience seront libérés très bientôt sans aucun doute", a déclaré aux journalistes Aung Ko, président de la commission des affaires juridiques de la chambre basse, dans la capitale Naypyidaw.

Aung Min, ministre des chemins de fer, est notamment chargé des discussions de paix cruciales avec les minorités ethniques, dont plusieurs représentants sont derrière les barreaux. Aung Ko a notamment évoqué la date du 4 janvier, date anniversaire de l'indépendance du pays, et le 12 février, autre jour férié birman, comme dates possibles pour ces libérations, sans avancer de chiffre.

Le 12 octobre, 6 300 personnes avaient été libérées, dont environ 200 prisonniers politiques. Le nombre de prisonniers politiques encore derrière les barreaux n'est pas très clair, ils pourraient être entre 500 et 1 600 selon les estimations. La Ligue nationale pour la démocratie de l'opposante Aung San Suu Kyi évoque aujourd'hui entre 500 et 600 cas, dont 200 issus de ses rangs.

Le gouvernement birman, qui a succédé à la junte en mars, a multiplié les réformes spectaculaires ces derniers mois, permettant notamment le retour au cœur du jeu politique de la lauréate du prix Nobel de la paix.

Mais l'ONU, l'Union européenne et les Etats-Unis réclament toujours plus de réformes, en particulier la libération de tous les prisonniers politiques et la fin des violations des droits de l'homme ».

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http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/12/29/la-birmanie-annonce-de-nouvelles-liberations-d-opposants_1624121_3216.html#ens_id=1266164

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